mercredi 20 juillet 2016

Conclusion

C'est un très beau voyage.
Parti le lundi 27 juin, je suis revenu le 15 juillet.
Je ne sais pas exactement le nombre de kilomètres effectués, car à mi-parcours, j'ai mis par inadvertance le compteur à zéro et je n'ai pas réussi à le réinitialiser pendant quelques jours (j'avais pas vu que je l'avais réglé sur miles et donc ne comprenais pas pourquoi je plafonnais à 15 kms/h).
Si on fait le total dans les guides, on arrive à 1260 kms, mais si je compte les détours et autres fausses routes, je pense être à 1400 voire 1500 kms.

A part une crevaison, aucun problème technique.

Mon problème serait ma lenteur : là où mes compagnons mettaient 4h pour faire 80 kms, je mettais 5 heures. Même le changement de pédalier ne me permet de monter des côtes un peu pentu ou lorsqu'elle sont longues.
Je ne peux pas avancer l'argument de l'âge car j'étais le plus jeune.
Reste plus que le manque de forme ou le manque d'habitude.
peut-etre aussi le fait que mon harnachement est particulièrement lourd.
4 sacoches  latérales + sacoche de guidon + fourre tout pèsent pas loin de 5 kilos.
C'est étanche, costaud mais lourd.
Au niveau du matériel de camping, ma tente fait 1,5 kg, mon matelas est un demi-matelas et mon sac de couchage le modèle light de chez décathlon. Je pourrais gagner un petit kilo en achetant une tente plus technique.
Dans le matériel de cuisine, je peux gagner 500 grs ne prenant ma popote 1 personne, mais plus moyen de préparer des pâtes.
Réduire la pharmacie permettrait aussi de gagner quelques grammes.
Je pars le matin avec 3 litres d'eau, je pourrais réduire à 1 litres et refaire le plein en cours de route.

Au final, faut que je teste de rouler avec les 2 grandes sacoches à l'avant + le fourre tout sur le porte bagage et 6-7 kilos, mais cela suffira-t-il de booster ma vitesse.

l'autre solution est de "motoriser" mon vélo. L'ajout d'un moteur Bafang avec une batterie pèse environ 7 kg, mais cela devrait considérablement augmenter la vitesse et l’agrément.
J'ai vu sur la route de nombreux vélos électriques, mais des modèles issus du commerce tel quel;




Ce gain permettrait de plus visiter.






Le Retour

Mon train part à 8h10 de la gare centrale.
A 6h, il pleut toujours : donc je plie ma tente et range  mes affaires sous la pluie.
Je fourre mon vélo dans l'espèce de RER qui m'approche du centre.
Puis j'ai 4-5 kms à faire...sous la pluie.
J'alterne piste cyclable, trottoir, voie de bus (en évitant tant que possible la route car elles sont souvent à 2-3 voies), pour arriver à la gare tremper jusqu'à l'os.
 Dans le train, rien n'est prévu pour les vélos : donc il traîne sur la plateforme d'entrée.
Je profite pour me changer et de bouchonner mes chaussures avec du papier journal;

Le contrôleur m'annonce qu'il faudra que je change à Békéscsaba.
Mon train pour Lököshaza n'est autre que le Transsylvana, que je ne pouvais pas prendre à Budapest.
Je demande au contrôleur s'il est possible de continuer jusqu'à Arad : non, pas possible.
Je descends à Lököshaza et me rends à la gare pour connaitre les horaires des trains pour la Roumanie. La guichetière m'indique un train à 18h30 et à 12h10, donc celui dont je viens de descendre et avec lequel je ne pouvais absolument pas rester. La folie des cheminots ne connait pas de frontières.

Grâce à Maps, je trouve un chemin qui me même en Roumanie (après un premier essai qui a abouti dans un cul de sac). Ce chemin longe la voie ferrée. En Hongrie, elle est à Une voie, arrivée en Roumanie, elle passe à 2 voies. Merci les fonds européen. Idem, coté roumain, on a construit une immense plateforme multimodale. Des centaines de camions attendent pour être charger sur des wagons : donc les camions traversent toute l'Europe, pour finalement être transférer sur les rails pour les derniers kms.


J'arrive sans problème jusqu'à Arad, où je prends mon billet de bus, au tarif de 100€
J'aligne juste le guidon le long du cadre : mon vélo va dans la remorque, mes sacoches restent  dans les soutes du bus.
Des dizaines de bus sont en partance, pour des destinations improbables, la Sicile, Huelva... (avec 60h de route !!!)



Parti à 17h30, heure locale (18h30 heure européenne) pour arriver à 16h avec 2h de retard...c'est très long.
Une partie du retard est dû au passage de la frontière : 3 heures d'attente. Tous les pièces d'identité sont systématiquement vérifié. Des bagages ont été fouillés.

Bon, la prochaine fois, je préparerai plus mon retour pour revenir en avion. On doit trouver des tarifs sur des low cost pour guère plus cher, mais en 2 heures de vol.


Budapest

Journée à Budapest.

Dans un premier temps, direction la gare pour trouver mon billet pour rejoindre Arad, en Roumanie, d'où un bus direct me ramène avec mon vélo en France.

Oups, ça se complique : les vélos sont interdits dans les trains internationaux.
Solution : prendre un train jusqu'à la ville frontière, Lököshaza, puis traverser la frontière en vélo et reprendre un train ou aller à Arad en vélo.
Et ça passe sans problème.
On me délivre un billet pour moi et le supplément pour mon vélo : un peu cher, à mon sens. 20€, on est quand même en Hongrie.
Je profite de la journée pour aller voir des cliniques dentaires pour des devis pour des implants.

Je vais prendre mon repas du midi au Marché Central de la ville.
Un beau bâtiment construit par Eiffel, avec un certain charme et surtout avec plein de petits restaurant à proximité.



Je retrouve une dernière fois mes compagnons français.
Et pas de chance, après plusieurs jours de grand beau temps, on a droit à une pluie torrentielle.
Bien sûr, le temps d'arriver à ma tente, je suis trempé...et mon linge que j'avais lavé l'après-midi aussi.


Esztergom - Budapest

80 kms
Quelques kms après la sortie de la ville, on est au bord de la grande route, la N 11. J'aime pas même s'il n'y a pas bcp de camion, même si les hongrois roulent doucement (comparer aux français, qui souvent passent très près de vous, même s'il y a de la place pour se déporter).
Visegrad est une jolie petite ville, avec son chateau, ses restaurants... et son bac
Ce bac permet d'atteindre une île sur le Danube, avec une belle route, plate, ombragée et quasiment pas de voiture. On en profite pendant une vingtaine de kms, avant de retourner au bord de la grande route.
On arrive à Szentendre, encore un très joli village. La proximité de la capitale en serais-ce la raison ?


Mais après ce village, le marquage nous envoie dans le décor. Le chemin a été goudronné, puis rapiécé mais il y a des trous de partout...et pas moyen de tricher en roulant sur les bas cotés.
Et puis, tout d'un coup, au milieu de nulle part, un bistrot et mes deux compagnons en terrasse.
On fait quelques kms ensemble, mais moi je vais au camping Romai-Fürdo, et eux continuent au centre ville, dans un Hotel.
Après montage de la tente, douche etc, je me rends aussi au centre ville.

J'ai retrouvé mes compagnons pour l'apéro-repas-glace.
Je voudrais vous parler de ce dernier épisode.
On a trouvé ce glacier par accident mais c'est vraiment une expérience unique.
1€ la boule, d'accord, mais un personnel extraordinaire. j'avais l'impression d'être pour la demoiselle LE client de la soirée, (le sourire, regard...) et puis on vous sert vos boules de glace artistiquement dans votre cône. Bien sûr, le goût de la glace était incomparable.


Budapest, by night, est une très belle ville : tout est illuminé. On dirait qu'il y a plus de monde dans les rues à 11h du soir que de plein jour.




Komarom - Esztergom

75 kms
Pour rejoindre Esztergom, mon guide me donne 3 solutions :
* retraverser le Danube, et reprendre la piste que j'avais abandonné hier, car trop mauvaise.
* prendre une piste en Hongrie qui longe le Danube... et une route à forte circulation.
* quitter le bord du Danube et passer par l'intérieur des terres, par Tata et Tarjan.

Après quelques kms sur la deuxième solution, je quitte la grande route (pas agréable, trop de camions) pour la voie "authentique". Le paysage est très joli ; c'est vrai que de haut, on a une meilleure vue. Mais pour arriver en haut, il faut monter. les montées ne sont pas violentes, mais longues... ce qui fait que j'ai poussé plusieurs fois mon "camion" avec toutes ses sacoches.
Tata est une petite ville, resté dans son jus. De nombreux petits commerces, qu'on devine à peine, n'ont pas de vitrine, ni d'enseigne : il faut deviner ce qu'ils vendent !!
Trouver un café fut une gageure.

On finit par retrouver le danube, la route et le plat une diziane de kms avant l'arrivée.

Esztergom est une petite ville industrielle, avec un usine automobile Suzuki, où on fabrique entre autre des Vitara, Splash mais aussi sa sœur jumelle l'Opel Agila (qui est dans mon garage !!!).
La ville a aussi un passé historique et religieux important d'où une foule d'églises (dont la plus grande basilique d'Europe Centrale).




dimanche 17 juillet 2016

Bratislava - Komarom

120 kms
La sortie de Bratislava est un peu compliqué, car mal indiqué et de plus, il faut contourner des zones industrielles, des canaux, des lignes de chemins de fer.
Lorsque je suis enfin sur la digue le long du Danube, une longue ligne droite de 42 kms.
Tout droit, d'un coté le Danube, avec un talus goudronné, et de l'autre, en contrebas, une vaste plaine, avec de temps en temps, un village ou du moins, une église, qui émerge au dessus des haies.



Un énorme barrage barre le cours d'eau, on descend d'une dizaine de mètres et c'est reparti.
C'est long, monotone et mal indiqué.
Lorsque je vois enfin un panneau avec la destination à 34 kms, je suis soulagé, en me disant que dans 2 heures je serais rendu.
Erreur, à peine passé le panneau, le bitume disparaît pour laisser la place à un affreux chemin rempli de cailloux : extraordinairement difficile à rouler, je dirais même la partie la plus délicate du voyage. En bref, l'enfer.
Après une vingtaine de kms, je quitte la piste pour rejoindre la nationale, où finalement ça roule très bien (on est dimanche, y a pas de camions, c'est rassurant).
Je m'arrete pour boire un coca et je trouve la boule de glace la moins chère

Je traverse le Danube pour entrer en Hongrie et aller au camping de Komarom.
Camping cher car il intègre l'accès aux thermes de la ville.
Je retrouve mes compagnons et on va voir la finale de la coupe de l'UEFA sur l'écran géant installé au milieu de la ville.

Vienne - Bratislava

62 kms
Mon camping étant situé sur le DonauRadweg, j'étais déjà hors de la ville.
Le chemin est un peu triste, mais bien plat, donc on atteint rapidement Bratislava.
La première impression rappelle l'ère soviétique, béton gris tagué, immeuble sans âme.
Il n'y a pas de camping, donc je me trouve un hostel avec un lit en dortoir.  Le Patio Hostel est proche du centre, mon lit confortable (ça me change de mon matelas demi format  épais de 2 cms ), mais les sanitaires sont insuffisants par rapport au nombre de lit.
En allant au centre ville, je visite un supermarché. Oui, un supermarché se visite, ça donne une idée de ce que les locaux mangent et les prix des produits. La vie n'est vraiment pas cher, tant les légumes que la viande (par ex, le litre de lait Uht est à 0,24 cts contre au moins 0,80 chez nous)

Finalement, le centre ville est relativement petit et joliment ripoliné.
beaucoup de belles églises, de belles maisons, des statues... agréable.




J'ai retrouvé mes compagnons, pour une bière, le repas du soir (mon premier goulash du voyage, avec des dumplings) et une glace.
Retour à mon hostel... je suis tout seul à l'étage à 10h du soir.

Vienne

Une journée de repos.
J'en avais bien besoin après l'étape de hier...et 10 jours de vélo.
Début de matinée, lessive en grand.
puis direction centre ville, prendre un café, j'ai pas osé aller au Café Sacher, peur de payer une dizaine d'euros pour un cappuccino.
A 11h du matin, il faisait déjà une chaleur écrasante.
Je me suis dit : je vais aller au musée, ça va être climatisé.
J'ai choisi le musée Albertina, avec une affiche alléchante : "de Monet à Picasso".
Erreur.
Le musée n'est pas climatisé, les œuvres présentées sont jolies mais pas de premier ordre et l'expo temporaire (Jim Dine), vraiment bof.




De là, je suis parti visiter et me restaurer au marché de Vienne, le Naschmarkt.
Il faisait vraiment une chaleur incroyable et je me suis dit que la fraîcheur d'un parc serait plus agréable... je me suis donc rendu aux jardins du Château de Scönnbrunn.
J'étais surpris de trouver une foule compacte se diriger vers le monument.
je me suis trouvé un banc à l'ombre...à regarder le manège des écureuils et des oiseaux, dont des piverts.



Il y a une trentaine d'années, j'avais visité les jardins d'hiver, où j'avais une incroyable collection de fuchsias... pas de chance, ce n'est plus ouvert au public.
Puis un petit tour en ville, c'est définitivement une très belle ville.
Je suis passé devant le Café Landtmann, un peu déçu par l'ajout d'un jardin d'hiver et d'une énorme terrasse. le Café Central n'a pas changé.

vendredi 8 juillet 2016

Melk - Vienne.

Près de 130 kms.
J'avais prévu de faire deux étapes, Melk - Tulle, puis une petite étape de 40 kms jusqu'à Vienne.
Mais, arrivée vers 13-14h à Tulle, je me suis dit: il fait beau, et 40 petits kms, c'est vite fait sur du plat.

Puis finalement non, je suis arrivé à bout de force.
Parlons du chemin.
Classé au Patrimoine mondial de l'humanité,  je m'attendais à quelque-chose d'exceptionnel, genre les vignes de Lavaur, près de Lausanne. 
Bon c'est joli...Mais pas plus que la route du vin en Alsace. 



Mes trois jours en Autriche m'ont fait découvrir un pays fort différent de l'Allemagne.  Lrs pistes sont systématiquement asphalte, les panneaux solaires, éoliennes ont disparu et moins de croix, calvaires...au bord du chemin.
Par contre, le tourisme fluvial est omniprésent, ( pour les intéressés, il y a même du Bike and Ship)
Il s'agit d'un cépage unique et typique, et il ne sert pas à faire du Vinho Verde,  mais un vin genre Riesling. 

Tout est fait pour le cycliste- touriste.
Un distributeur de chambre à air ou un colimaçon pour monter sur un pont.
Je ne parle plus des bacs tout le long du fleuve qui vivent des touristes.

Bon, arrivée à Vienne,  installation au camping Neue Donau,  (à part être proche de la ville,  il a rien pour lui)
Je téléphone à mes compagnons et on passe la soirée ensemble.
On regarde la 1/2 finale dans une pizzeria, tenu par un turc.
Pour nous faire plaisir, il change le commentaire turc en commentaire allemand: mes amis francophones le remercient.


mercredi 6 juillet 2016

Linz - Melk

100 kms.
Je quitte le camping vers 8h, comme d'habitude. 
Pas de chance, il y a du vent, variant de côté à 3/4 face...pas très agréable. 
On commence par longer les zones industrielles de Linz, genre aciéries, moi qui pensait qu'en Autriche, y avait que des alpages !!
Puis la route s'étire jusqu'à Grein,  sans rien de transcendant. Ah, j'oubliais hier, on a longé des méandres du Danube. 
Lorsqu'on est en bas, le long du fleuve, on ne voit rien, mais sur une carte, on comprends mieux.
 ou sur du ciel, ou du haut de la colline.

Bref, arrivée à Grein, un rien fatigué, mais après un bon repas et une petite croisière en bac, ça va mieux.

Sur le Danube,  il y a toujours ces énormes péniches,  ce doit être l'équivalent de 100 ou 200 camions et finalement elles avancent relativement vite, disons, plus vite que moi.
Et les 20/30 derniers kms, que du bonheur: du soleil, la musique dans les oreilles...et un bon vent dans le dos.
Arrivée à Melk, installation au camping, puis j'étais traîné en ville, avant de monter au cloître bénédictin. 
Erreur, ça ferme à 17h30 et je ne veux pas payer un droit d'entrée pour moins d'une heure. 



C'est une ville classée Unesco, avec bcp de touristes, touristes venues en bateaux pour la ville, mais aussi pour le Wachau, vignobles classés unesco aussi qui débute ici.

Trois clins d'oeil 


Le premier, à disposition des hosties sans gluten, plus d'excuses pour ne pas aller à la communion.
Le second, wait and see !!
Enfin, traduction pas littéral mais dans l'esprit: "le monde appartient à ceux qui vont doucement"